lundi 9 juillet 2007

Programme de la balade dans les autres iles

Après beaucoup de tergiversations, nous avons enfin pris nos billets pour visiter les autres îles de la Polynésie Française. Nous avons eu peur de ne pouvoir aller aux Tuamotu car presque tous les vols sont pleins ! Une seule compagnie aérienne dessert les îles de la Polynésie Française : Air Tahiti. Les vols secs sont hors de prix mais des "pass" sont proposés permettant de visiter plusieurs îles pour un prix raisonnable. Pour visiter 5 îles et 6 vols, nous avons payé 400 euros.

Le programme s’étale du 1er août au 17 août et nous visitons les îles suivantes :
-1/08 au 4/08 : Huahine
-4/08 au 7/08 : Raietea et Tahaa
-7/08 au 10/08 : Bora Bora
-10/08 au 14/08 : Tikéhau
-14/08 au 17/08 : Rangiroa

Nous revenons le 17 à Tahiti et espérions aller ensuite sur l’île de Pâques. Mais là encore les vols sont pleins ; on a juste trouvé un billet à 850 euros par personne pour l’aller simple !

Nous resterons donc dans le secteur et irons faire un tour à Moorea ou quelques randonnées.

Pendant ces 17 jours, nous risquons de ne pas pouvoir trop joindre et être joignables. Nous partons à deux tentes et à 4 : Clotilde, Pauline, Fabien et moi. Le programme : randos, plages, plongées, farniente.

Que demander de plus ?

Le dessous des cartes de la Polynésie




Je voulais faire ce post au début du blog, l'annonce dans le post suivant de notre voyage dans les autres îles me donne l'occasion de le faire maintenant.

La Polynésie Française, c'est environ 120 îles pour 250 000 habitants. Ces îles sont réparties sur un territoire grand comme l'Europe. Si Tahiti est vers Paris, Nuku Hiva d'un côté est vers la Scandinavie tandis que Rapa est vers les Baléares ou plus au sud encore. Mais si ces îles sont très dispersées, la surface émergée totale est très faible : de l'ordre de 3500 km2 seulement, soit un département français environ. Sacré contraste !

Il y a cinq archipels assez différents. Les îles de la Société (Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora, Maupiti) groupent l'essentiel de la population, surtout Tahiti (60%). Ce sont des îles montagneuses entourées d'un lagon plus au moins formé. Ensuite les Tuamotu, les plus nombreuses, ne sont plus que lagons. Le volcan original s'est enfoncé sous l'eau et il ne reste qu'une mince bande de terre portée par les coraux. Rangiroa ou Fakarava sont les plus connues. Les Gambier sont dans le même style, tout au sud des Tuamotu. Les Marquises, les plus au nord est, sont très différentes : pas de récif mais un relief très escarpé. Elles demeurent sauvages et à l'écart encore des touristes. Enfin, tout au sud, les Australes, îles découpées et à lagon.

Pour se déplacer, l'avion est le moyen privilégié devant le bateau, possible aussi en croisière ou sur des cargos. Les distances sont grandes et les vols peuvent durer ; il suffit de demander à Clotilde.

Les Lavatubes



Les quatres randonneurs à la sortie du lavatube.

Dimanche dernier, nous sommes allés faire un tour dans le ventre de Tahiti et dans les lavatubes.

Les photos sont visibles en cliquant sur le lien ci-dessous :

Lavatubes


P'tite définition : Les lavatubes sont des tunnels qui peuvent atteindre des dimensions colossales (15m de haut par 10 m de large). Ils ont été formés lors de la création de l'île par les coulées de laves du volcan. Une coulée chaude se solidifie au contact de l'air ou de l'eau et la coulée suivante passe en dessous et se rétracte en refroidissant pour former le tube. Aujourd'hui des rivières coulent à l'intérieur.

Nous y sommes allés avec Marion et Emilie, deux externes en gynécologie qui ont loué une voiture pour leur séjour ici. On en a donc profité pour rejoindre le départ de cette randonnée.

Topo : pour ceux que cela intéresse. Sur la côté est de Tahiti, entre le pont de la rivière Teahoro et le pk 40, une piste prend à droite. 100 m après le départ, on trouve sur la droite deux bâtiments qui habritent les turbines électriques. On peut laisser sa voiture là si elle n'est pas 4x4. A ce niveau on trouve un panneau indiquant en français et tahitien que la piste est interdite. Elle monte très sec et est assez caillouteuse. Au bout de plusieurs km, on atteint une 1ère retenue de taille modeste (terrain de tennis) à 475m d'altitude environ. Un petit bâtiment bleu se trouve à côté. Une piste part à gauche juste après la retenue et est barrée par une barrière. Ne pas la prendre mais suivre la piste qui monte le long de la rivière. Vers 615m d'altitude, se trouve une autre retenue plus grande. Se jettent deux grosses canalisations dedans. Trois pistes partent du bâtiment à côté de la retenue. Une passe sur le barrage et l'autre part à droite du bâtiment (piste barrée) : ne pas les prendre. Suivre la piste qui courre le long de la retenue puis grimpe en épingles jusqu'à l'altitude 720m : c'est le bout de la piste. On ne peut alors louper le premier lavatube.

On a laissé la twingo en bas et on est parti pour 700 m de dénivelé positif sur une piste pas toujours à l'ombre. Comme nous étions partis sans guide et que les topos n'étaient pas très précis, on a hésité un peu sur l'itinéraire. Après avoir reconnu le parcours en courant, on a finalement trouvé le premier lavatubes : impressionnant !!! Je m'attendais à un petit boyau étroit et non, c'était plutôt un énorme tunnel (15m par 10m) dans lequel coulait une belle rivière.

Après avoir pique-niqué juste devant, nous nous sommes engagés dans le lavatube. Humidité garantie et cailloux hyper-glissants. Première difficulté pour rentrer dans le tube : une corde aide à passer un petit mur de 3 mètres de haut pour rentrer dans le lavatube. Ensuite, c’est mi-escalade, mi-spéléologie dans une obscurité relative : le lavatube fait 100 m de long. Un deuxième passage difficile lorsque le lavatube se resserre : une main courante permet de passer 3 mètres au dessus de l’eau, en se collant bien sur les murs tout boueux. A la sortie, nous voulions aller plus loin pour voir les autres lavatubes mais la pluie nous a amené à être prudents et à faire demi-tour. Nous avons fait toute la descente sous la pluie d’ailleurs.

Après une petite baignade dans une eau grise au coucher du soleil, nous sommes rentrés sur Papeete pour faire sécher les affaires.

Les lavatubes sont vraiment impressionnants, un super randonnée, un peu aventureuse, un peu d’escalade, un peu incroyable de passer dans ces boyaux. C’est une super expérience.

Soirée du Heiva

Jeudi soir dernier, nous sommes allés à une représentation de danses et chants pour les célébrations du Heiva.

Les photos sont visibles sur :

Heiva i Tahiti


Et, nouveauté, une vidéo est visible à l'adresse http://fr.youtube.com/watch?v=y0isdA4O_Bc ou en cliquant sur le lien "youtube" ci-dessous :



Le "Heiva i Tahiti" est la grande fête annuelle de la Polynésie Française où se retrouvent tous les habitants des îles pour montrer leur savoir-faire artisanaux et concourrir dans de nombreuses disciplines : pirogues à rames ou à voile, épreuves sportives, danses, chants, mais aussi rapidité d'ouverture des noix de coco ou lever de pierres enduites de monoï !

Nous sommes allés voir dans un stade érigé sur le front de mer pour l'occasion la 4ème soirée des 8 prévues. Pendant 4 heures (!!), se succèdent des groupes de danses et des groupes de chants. Les chants sont assez courts et pas toujours très agréables à l'oreille.

Les spectacles de danse durent une bonne heure ; nous en avons vu deux. L'une des troupes étaient amateure, l'autre professionnelle mais on ne voyait guère la différence. Ils effectuent à peu près les mêmes danses et chants. Une centaine de danseurs et danseuses sont sur une grande scène devant un orchestre typiquement tahitien. Les costumes sont assez jolis, fait en coco ou pandanus.

Pendant le premier spectacle, on a encore écouté et regardé mais pendant le second, on a surtout dormi. On a vu un spectacle mais on ne reverra sûrement pas d'autres, car ils se ressemblent tous.

C'était quand même assez joli et si typique des danses du Pacifique. C'est le cliché des vahinés qui se trémoussent et des tanés (hommes) qui montrent leur muscles et leur tatouages en faisant des hakas.

jeudi 5 juillet 2007

Premier jour aux urgences

Pauline et moi avont effectué notre premier jour, mardi.
Notre chef était un parfait idiot peu ravi d'avoir des externes, heureusement l'interne était très sympa et le chef de 12h-minuit aussi (l'activité étant plus importante l'après-midi, l'équipe médicale est renforcée à partir de midi).
Les pathologies de notre premier jour ont été beaucoup de traumatologie : chute de scooter, morsure de chien et chute en tout genre ; aggrémentées d'un état de mal épileptique et d'une bradycardie extrême sur hyperkaliémie pour moi.

Mais le clou de la journée fut l'EVASAN, soit l'évacuation sanitaire. Elle permet d'évacuer tout blessé des îles vers le seul et unique hôpital de toute la Polynésie Française : Mamao.
J'ai donc eu la chance qu'on me propose de partir, direction Rurutu dans les Australes (1h30 de vol). Ce que j'avais pas compris au début c'est que je partais seule, c'est à dire sans médecin, seulement avec l'infimier!! Bon évidemment, vu la pathologie de mon patient, il n'y avait pas grand risque, la décision principale étant de lui passer du Perfalgan (ndlr : c'est un antalgique) ou non. On m'avait tout de même confié deux ampoules de morphine, dont il va sans dire je ne sais me servir qu'en théorie.
L'infirmier sur placeet le biologiste de l'hopital hésitaient sur le diagnostic : entre infection de matériel étranger de la hanche et syndrome abdominal aigu. Bon, le choix fut rapide dès la palpation de l'abdomen, rien à voir avec le bide, la hanche faisait des siennes.
Le vol retour s'est donc déroulé sans aucune péripétie même pas de Perfalgan à passer.

Sinon du point de vu non médical, le décollage de Papeete fut très joli avec la vue sur le lagon. L'atterrissage à Rurutu fut bien moins exceptionnel vu qu'il faisait nuit. Néammoins il est très marrant de voir la différence de la perception d'un vol entre un Boeing 747 et un petit coucou de 9 places (Beeschcraft), on a vraiment l'impression d'être une balle rebondissante sur le tarmac, et les secousses en vol sont bien plus impressionnantes!!

Normalement il y a environ une EVASAN par jour donc il devrait y en avoir d'autres et pour tout le monde. En espérant qu'elles soient de jour!!!

mercredi 4 juillet 2007

Prise de contact avec les Urgences



La raison de notre venue ici à Tahiti est le stage que Anne, Pauline et Clotilde doivent effectuer au service des urgences de l'hôpital de Papeete. Aujourd'hui après une semaine de repérage sur l'île, elles se sont rendues dans le service pour visiter, comprendre le fonctionnement et se répartir les jours de boulot. Une seule contrainte pour ces derniers : 2 externes maximum à la fois alors que 6 sont disponibles. Et pas de nombre minimum de jours travaillés ! Autant dire que les filles travailleront à la mesure de leur sérieux...
Vous pouvez les voir sur la photo ci-dessus en tenue de travail. Aucune de ces tenues n'était à leur taille et quelques ourlets seront nécessaires. Pour l'instant, des épingles à nourrice font l'affaire...

dimanche 1 juillet 2007

Et un dimanche c'est comment??

Les photos sont dispo en cliquant sur le phare ci-dessous :

Tour de Tahiti 2


Et bien le dimanche on est reparti pour de nouvelles folies, Louis en plus.

On est parti de l'autre coté (donc Est pour être logique).
A PK 15 tout d'abord, la pointe de Vénus l'extrème nord de Tahiti, agrémentée d'un phare et de nombreux clubs de pirogues, posés non loin de l'immense plage de sable noir. Endroit des plus jolis pour prendre un bain, mais vu l'heure matinale (9h) personne n'était très motivé!!

Vers PK 22 : le trou du souffleur, devant lequel on était passé la veille. C'est un trou dans un rocher qui quand la mer s'engouffre dedans recrache des geysers d'écumes, il paraît que c'est très impressionnant pas grosse mer, un jour où il fait beau c'est mignonnet.
100 mètres plus loin, l'embranchement pour une route très 4x4 à la découverte de cascades.
Les cascades, au nombre de trois, accessibles par un sentier au milieu des arbres et des fleurs, étaient très jolies, assez hautes, avec des vasques plus ou moins profondes. Louis et moi, nous sommes baignés dans la dernière, pas trop froid et assez magique, la pub de Tahiti douche c'est nous !!!

On avait bien mérité du repos, on s'est donc installé sur une plage de sable noir encore et toujours, sous des cocotiers, pour déjeuner puis PMT pour Louis et Anne. Les autres : sieste.

Enfin le but de cet journée : Tahiti Iti.
On a commencé par la route du milieu pour mettre tout le monde d'accord. Celle-ci monte sur une plateau au dessus de Taravao qui ressemble à la Normandie (si, si même Pauline l'a dit), les mêmes champs remplis d'herbes grasses, des vaches normandes et même qu'il faisait froid (argument essentiel !!), on a regretté nos pulls.

On a ensuite choisi la route de l'Est, qui débouchait sur Tautira. Très joli village avec une vue inoubliable depuis la plage de sable noir sur une vallée magique avec ses montagnes très découpées (tout ça doit avoir un nom, avec tout un tas de de a et de o agrémentés de t et de p que j'ai oublié)
Et clou du spectacle, la fête au village avec un triathlon magique. Trois équipes de trois jeunes du village engagés pour une des trois épreuves : natation, course, vélo, sous forme de relais. Avec au bout du compte, un des nageurs qui nageait tant en zig zag qu'il a bien du faire 100m au lieu de 50, et un des cyclistes qui s'est perdu tellement l'explication du chemin était claire !!! Un petit bijou de comédie de village!

Nous avons fini notre exploration de Iti par la route de l'Ouest qui se termine par la fameuse ville de Téhanupoo (bon ok c'est pas le nom exact mais c'est impossible à se souvenir sans guide sous les yeux)(ndlr : c'est Teahupoo en réalité, sans guide, nah !). Disons que les surfeurs reconnaitrons peut être ; c'est là où a lieu la compétition de surf internationnale avec une magnifique vague. Celle-ci devant se situer de l'autre coté de la barrière de corail car depuis la plage juste des vaguelettes pour amuser les surfeurs du village.

Ensuite, la nuit étant tombée à 18 heures comme tous les jours, on a pris le chemin du retour, le couché de soleil ayant été noyé par les nuages.