
Le président polynésien Gaston Song Tang et des officiels representants l'Etat français.
Le 29 juin est célébré depuis quelques années la fête de l'autonomie polynésienne.
Un peu d'histoire : le 29 juin 1880, le roi Pomare V de Tahiti signe avec d'autres représentants de la Polynésie et le gouverneur général français un traité "cédant" la Polynésie à la France. Ce n'était pas fait de bon coeur pour certains et les Français mettront quelques années à matter les rebelles.
Au gré des années, la Polynésie a été une colonie, puis un TOM et aujourd'hui un POM (Pays d'Outre Mer) bénéficiant d'une large autonomie. Vous alliez dire indépendance ?! Surtout pas !! Ici les partis politiques se divisent entre indépendantistes et autonomistes : subtile différence, clé d'une instabilité politique récurrente ces dernières années. Plusieurs présidents ont été élus puis renversés car un petit nombre d'élus bascule d'un camp à l'autre. Les indépendantistes veulent la séparation de la France et la reconnaissance d'un Etat polynésien, les autonomistes plus de liberté par rapport à la métropole tout en profitant de la manne financière (1.3 milliard d'euros en 2006). Dans les faits, la Polynésie Française est très libre de ses politiques, sauf en terme d'éducation, de défense, et de deux ou trois autres domaines.
Le 29 juin ici, c'est donc l'équivalent de notre 14 juillet en France, défilé et garden party inclus. Nous avons donc vu un défilé qui n'avait rien de militaire : clubs de sport (notamment le club Boxe-Hip Hop de Faaone !), les îles, les communes mais aussi les entreprises, les scouts ou les représentants religieux. Un peu toute la Polynésie donc qui se rend en masse dans le palais présidentiel, ouvert à tous ce jour là !
Nous sommes donc rentrés comme tout le monde et avons vu le passage de chaque délégation. Moorea amenait des ananas, telle commune des fruits, telle commune des paniers en feuilles de cocotiers tressées, ... D'autres faisaient de la musique, des danses ou des hakas commes les fameux rugbymen néo-zélandais. Très amusant !
Ensuite, direction une grande tente où tout le monde se rassemble. Pendant que la président fait un long discours bien rasoir, tout le monde discute. Puis quand il refait un discours rasoir pour chaque récipiendaire de la décoration de Tahiti Nui, là, tous, petits et grands, se jettent sur les mets de la "garden party" locale : pizzas, quiches, bouchons (sorte de ravioli chinois), nems, gâteaux, boissons, tout y passe ! 5 minutes plus tard, après la razzia, il ne reste plus rien.
Et nous, le ventre plein et la satisfaction d'avoir été invité ici, nous repartons sur le port pour admirer un paquebot : le Tahiti Princess. Nous avons fini l'après midi au Heiva, la fête annuelle de Tahiti avec les artisans et les démonstrations de danse. Puis en début de soirée (18h ici...), nous avons écouté deux concerts de musique traditionnelle avec danses de Tané (hommes) et vahinés (femmes). Le président polynésien s'est aussi pointé pendant les concerts juste à côté de nous.
Et enfin, vers 20h, nous avons regardé un super feu d'artifice ; reste juste à savoir maintenant ce que donnera celui du 14 juillet !
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